Élections 2020 au Burkina

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les invités de Ya'Débat espèrent que 2021 sera porteur d'espoir

«En fin 2021, je souhaiterai avoir une trentaine de millions dans mon compte»

Les premiers invités 2021 à l’émission Ya’ Débat disent entrevoir la nouvelle année avec l’espoir d’une embellie de la situation nationale aux plans sécuritaire, économique et sanitaire. Pour autant, ils ne cachent pas leurs inquiétudes face à l’inconnu. En lien avec les attaques terroristes et la Covid-19, certains lancent : « On est tous inquiets », pendant que d’autres reprennent, « On ne sait jamais quand est-ce que ça peut arriver ».


Dans son message de nouvel an, le Chef de l’Etat Roch Kaboré qui venait de prêter serment pour un second mandat de 5 ans, a déclaré que 2021 est porteur d’espoir pour les Burkinabè. Un optimisme que partagent les jeunes invités au débat hebdomadaire de Studio Yafa. Par contre, certains estiment qu’il y a des préalables. « J’attends la formation du futur gouvernement, je vais regarder, je vais observer, et ça pourra me dire si ça sera une année d’espoir (...) La configuration de l’année sera en fonction de la configuration du futur gouvernement », penche Aziz Dabo, jeune politique, porte-parole de la NAFA (Nouvelle alliance du Faso), parti d’opposition. Il dit attendre que le futur gouvernement fasse plus de places aux jeunes, à des personnes compétentes, de qualité et qui pourraient apporter de l’espoir, insuffler un nouveau souffle au Burkina.


Zénabou Zongo, artiste comédienne elle aussi affiche son optimisme en cette année. Elle suggère par contre aux jeunes de redoubler les efforts, d’être les principaux architectes de leur bonheur et de se faire confiance. « La jeunesse a tendance à compter sur le gouvernement, sur les autres », constate-t-elle. L’animateur du débat la relance. Comment afficher tant d’optimisme alors que les jeunes et le pays sont pris en étau entre la crise sécuritaire et celle sanitaire? Une réalité que Zénabou Zongo dit ne pas occulter. Elle profite de l’occasion pour interpeller le gouvernement à faciliter la relance de l’économie. « Les frontières (ndlr. Terrestres) sont fermées et cela crée des retards. J’avais de la marchandise qui venait de la Côte d’ivoire, mais c’est compliqué actuellement », regrette-t-elle.

 

Le jeune entrepreneur Martial Bado se veut prudent quant à l’embellie de la situation pour ses affaires. « C’est tôt de dire que tout va s’arranger dans les affaires », avance-t-il. Le modérateur du débat insiste pour savoir s’il n’y a pas de planification, l’invité livre ses projections en cette nouvelle année. « Si ça dépend de la planification, on est bien préparé en termes de stratégies. Pour 2021, c’est l’internationalisation de nos produits en Europe et dans la sous-région ; innover dans les produits ; décupler les capacités de production pour être à la hauteur de la demande ».


En décembre 2021, à l’heure du bilan qu’attendent les jeunes invités comme acquis pour juger que l’année a été fructueuse, demande le journaliste. Aziz Dabo se lance. Pour le jeune politique, par ailleurs homme d’affaires, l’instrument de mesure de la réussite de son année sera son compte en banque. « Je me suis lancé dans les affaires et j’ai des projets dans la restauration. J’aimerais que mon compte soit acceptablement garni. En fin 2021, je souhaiterai avoir une trentaine de bâtons (Ndlr. Millions) dans mon compte, ça va me stabiliser. Quand on a cette indépendance financière, ça rend votre vie plus facile, vous aimez les gens autour de vous ». Le plateau du débat se fend en rire.  « Même si je n’atteins pas 30 millions, dans un premier temps, j’ai besoin de changer ma voiture, avec les nombreux déplacements elle est amortie », avance pour sa part Zénabou Zongo qui ambitionne également construire un orphelinat.


L’intégralité de l’émission est à suivre ce samedi 09 janvier à partir de 10h sur notre réseau de radios partenaires.

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