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Le recours aux profesionnels du bâtiment garanti la qualité de l'infrastructure

Architecture: « il faut faire la différence entre l’architecte et celui qui sait dessiner »

Le recours aux architectes n’est pas encore une habitude des Burkinabè. Pourtant, s'attacher les services d'un professionnel garanti la qualité de l'infrastructure et tient compte de la protection de l'environnement.

Francis Ouédraogo habite depuis trois ans dans sa propre maison construite depuis un an et demi. Mais le jeune homme avoue qu'il n'a pas sollicité les compétences d’un architecte pour son projet. Il ne l’a pas jugé important. Et pourtant, selon Serge Ky, architecte-urbaniste, il est dangereux d’investir des années d’économies dans le bâtiment sans une garanti qu’il soit adapté aux normes. « Le manque d’information fait que les gens n’ont pas recours aux architectes. En plus, ils ne connaissent pas l’importance de concevoir un plan, faire les calculs qu’il faut pour que le bâtiment résiste aux intempéries», souligne Jean Ky.

Il constate que l’importance de la conception architecturale n’est pas perçu par les jeunes. « Les Burkinabè ont recours aux architectes après avoir vécu de mauvaises expériences. Très souvent, quand nous intervenons, c’est beaucoup plus de la correction alors qu’il est difficile de corriger ce qu’on n’a pas construit. On essai, dans ce cas, de raccommoder, de rattraper. Et là, ce n’est pas facile », ajoute-il. Le recours aux architectes est important parce qu’il faut tenir compte de la protection de l’environnement, avoue Ky. Toutefois, il regrette que personnes sollicitent des architectes exerçant dans la clandestinité.

Préserver l’environnement

« Il faut faire la différence entre l’architecte et celui qui sait dessiner. (…) Aussi bien qu’on consulte le médecin pour se soigner, c’est également de cette même manière qu’il faut se référer à l’architecte. La construction est une question de vie parce qu’on n’arrive pas, forcément, à la réaliser deux fois », prévient Jean Ky.

Les nouveaux bâtiments doivent s’adapter aux changements climatiques souligne Rachid Nignan, contrôleur de constructions à l'Agence nationale des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique (ANEREE). Il fait remarquer que les pluies, cette année au Burkina Faso, se sont prolongées jusqu’au mois de novembre. Rachid Ni attribue cela aux changements climatiques.

« Aujourd’hui, on est en train de réorienter les constructions en tenant compte de ces aspects parce qu’il y a des salles qui sont construites avec deux climatiseurs alors qu’il en faudrait un seul. Dans d’autres, vous verrez huit ampoules alors qu’on pourrait installer seulement la moitié », déplore Rachid Nignan. Pour lui, recourir à un architecte permet de préserver l’environnement et de mieux s’adapter aux énergies renouvelables.
 
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