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A Ouagadougou, beaucoup de menages vivent au jour le jour

Covid-19 : les provisions, un luxe pour des Ouagalais

A Ouagadougou on assiste à une ruée vers les produits alimentaires depuis l’annonce de la fermeture des marchés et yaars. Une décision prise par le gouvernement pour contenir la propagation de l’épidémie de coronavirus. Si des Ouagalais ont fait le plein de provisions, d’autres disent observer cette mesure avec résignation.
 
Dans son espace de lavage auto et moto, Olivier Ouédraogo, 30 ans, s’active à laver 3 motocyclettes que ses clients viennent de lui confier. A raison de 250 F CFA par moto lavée, le jeune homme va empocher 750 F CFA à la fin de sa journée. ‘’ Depuis le matin je me tourne les pouces. Dieu merci, je viens d’avoir ces 3 motos ’’ s’enthousiasme Olivier.  Le jeune père de famille, dit ne pas être préoccupé par la course aux provisions, qu’il constate dans la ville. ‘’ Je vis au jour le jour. Voyez vous-même ? Est-ce qu’on peut faire des provisions avec les 750 F CFA que je gagne souvent par jour ’’  explique-t-il.

Contrairement à son époux, Germaine, la compagne de Olivier, se dit inquiète. ‘’ Nous avons deux enfants. Mais comme mon mari le dit, nous n’avons pas les moyens de faire des provisions face à cette crise sanitaire. Nous allons faire avec et nourrir les enfants quotidiennement avec les moyens que nous disposons déjà ’’ dit-elle tristement. Le couple Ouédraogo, dit disposer uniquement de la farine de maïs et du soumbala, pour la cuisine du 26 et du 27 mars.
Dans une autre famille Ouédraogo sis au quartier Zone 1 de Ouaga, Rasmata, légume en mains, s’affaire pour le repas du soir. L’air insouciante, sourire aux lèvres, cette mère de quatre enfants, n’a pas fait de réserve alimentaire. ‘’ C’est quand tu as l’argent que tu penses à faire des provisions. Aussi, pour certains produits, il faut avoir un congélateur ou un frigo pour conserver. Alors que je n’en ai pas. Donc je me résigne ’’ dit-elle avec tristesse.

Au quartier Patte d’oie, Mme Sanou, la ‘’patronne’’ de la cuisine est sereine. Pas de courses aux provisions pour elle. ‘’Je ferai quotidiennement le marché. Heureusement que ce n’est pas tous les marchés qui sont fermés. Je pense que les autorités ont quand même pensé aux ménages modestes en ne fermant pas tous les marchés. Ce qui est très bien’’ se réjouit la quadragénaire.

De nombreux ménages, à Ouagadougou disent vivre au jour le jour avec peu de revenus. La fermeture des marchés et yaars, au nombre de 36 sur 85 à Ouagadougou fait partie des mesures restrictives prise par les autorités communales et le gouverneur de la région du Centre pour éviter la propagation de l’épidémie de coronavirus.
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