Ouagadougou : déplacés internes et mendiants
Des déplacés internes arrivés à Ouaga dougouen juin 2019

Ouagadougou : déplacés internes et mendiants

Dans plusieurs régions du Burkina, des milliers de personnes fuient leurs localités d’origine pour échapper aux violences et à la menace terroriste. Sans source de revenus. ni moyen financier des personnes déplacées mendient dans les rues de Ouagadougou pour survivre.
 
Dans une des cours au quartier Kalgondin à Ouagadougou des huttes faites de nattes et de pagnes usés font office de logis pour des déplacés internes. Ces huttes délabrées , une dizaine, sont généralement louées par des mendiants et depuis quelques mois par des déplacés internes.
Amado, 35 ans, père de 5 enfants, occupe l’une des huttes, qu’il paie à 3000F CFA par mois avec l’argent obtenu par à la mendicité. Le jeune homme dit avoir fui les violences dans la commune rurale d’Arbinda, pour trouver refuge à Ouagadougou.  « Je suis venu à Ouagadougou dans l’espoir d’être en sécurité », explique-t-il. Depuis son arrivée dans la capitale, le jeune homme ne s’est pas encore signalé aux services en charge de l’action humanitaire. «  On nous a dit qu’il faut avoir des connaissances à l’action sociale pour bénéficier d’un soutien », dit-il.
Installés à Ouagadougou depuis près d’une année pour certains, ces déplacés subviennent à leurs besoins en faisant la manche. Amado dit réunir la somme de 500 à 1000F CFA  par jour en sillonnant les artères de la ville, mais depuis l’apparition de la maladie à coronavirus, il se fait de moins en moins d’argent.
Face à la précarité, Amado et ses compagnons d’infortune sont exposés aux risques d’accidents de la circulation. Le regard tourné vers les autorités, ils espèrent bientôt retourner à Arbinda pour reprendre leurs activités d’élevage, de commerce et d’agriculture en toute sécurité.