La revue des outsiders

La revue des outsiders

L’élection présidentielle de novembre 2020 au Burkina enregistre au total 13 candidats selon la liste définitive du Conseil constitutionnel. Parmi eux des candidats considérés à tord ou à raison comme des outsiders. Revue.

 

  •  Ablassé Ouédraogo n’est pas nouveau dans l’arène politique burkinabè. Déjà en 2015, après la chute du régime Compaoré, ce diplomate était en lice pour le palais de Kossyam. Il a occupé le poste de ministre des Affaires Etrangères du Burkina Faso puis est nommé conseiller spécial du Président du Faso de février à novembre 1999. Ablassé Ouédraogo milite par la suite dans l’opposition, occupant une place d’avant-garde lors de l’insurrection populaire. Fort d’une riche carrière dans le développement, la diplomatie et la politique, Ablassé Ouédraogo compte faire de la réconciliation nationale un impératif s’il est élu à l’issue de la présidentielle du 22 novembre 2020. 
  • Dô Pascal Sessouma, journaliste, a rangé camera, micro, calepin et stylo pour se lancer dans la politique. Ses vœux pour un Faso prospère sont portés par « Vision Burkina – Parti Pacifiste ». Celui qui avoue n’avoir jamais milité dans un parti politique depuis son retour du Canada en 1997, se considère comme l’homme providentiel pour sortir le Burkina Faso de sa pauvreté. L’ancien « soldat » de l’information se pose désormais comme le ‘’Gandhi’’ du Burkina, lui qui semble avoir en horreur les armes. « Les armes n’ont jamais été la solution pour construire la Paix », clame-t-il. Il prône en effet la démilitarisation du Burkina Faso, la réforme totale de l’appareil judiciaire et la refondation de l’administration publique. 
  • Me Ségui Ambroise Farama nourrit l’ambition de passer du barreau à la présidence au soir du 22 novembre 2020. Il dit incarner « la rupture avec l’inertie politique » ; surtout « aller à la révolution des peuples d’Afrique ». Selon lui, contrairement aux révolutions militaires que l’Afrique a connues, seule la  « révolution civile » peut aboutir au panafricanisme, qui va amorcer le développement futur de l’Afrique. Il brigue la magistrature suprême sous les couleurs de l’Organisation des peuples africains-Burkina Faso (OPA-BF).