Articles

©ottobock.africa
La rééducation est le moyen de retrouver l'usage des membres

Accident vasculaire cérébral : Des jeunes de plus en plus victimes

Longtemps considérés comme la maladie des vieux et des obèses, les accidents vasculaires cérébraux frappent de nos jours de nombreux jeunes. Pour certains cas, la paralysie d’une partie du corps se porte à vie.

20 janvier 2017. Une date, un douloureux souvenir pour le jeune Judicaël Bemahoun. En mission en Côte d’Ivoire, la vie du jeune chercheur de 36 ans à l’époque bascule. Il est victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC), arrêt brutal de la circulation sanguine à l’intérieur du cerveau.
« Cela est survenu alors que j'étais parmi mes camarades au cours d'une conférence. C'est lors de cette rencontre que la crise s'est manifestée. Et grâce aux personnes présentes sur place, j'ai pu être évacué à temps », se rappelle-t-il avec émotion. Il avoue n’avoir pas vu venir le mal. Seulement, pris dans le flot continue de ses activités professionnelles, il n’a pas souvent pas le temps de suivre permanemment ses constantes de tension.

La longue rééducation

5 années sont écoulées, mais Judicaël porte toujours les séquelles de la maladie. Notamment, le côté gauche de son corps reste paralysé. Il n’abandonne cependant pas et grâce à un programme de rééducation qu’il continue de suivre, le jeune homme retrouve peu à peu son autonomie.
« Depuis 2 ans, je n'utilise plus ces béquilles grâce aux nombreuses séances de massage et de rééducation avec le kinésithérapeute. Je continue de croire qu'avec le temps je vais retrouver totalement mon autonomie », dit-il, optimiste. Judicaël Bemahoun n’est pas une exception. De plus en plus de jeunes sont victimes des AVC. Pourtant, la maladie était longtemps considérée comme celle des personnes âgées ou en surpoids.

Les facteurs de risque

La paralysie et les troubles du langage sont entre autres les conséquences de la survenue d’un accident vasculaire cérébral. Selon Pr Christian Napon, chef de service neurologie du Centre hospitalier universitaire de Bogodogo (Ouagadougou) la rééducation est importante pour la récupérer.

Il précise que les AVC sont le 2e motif d’admission aux urgences des hôpitaux. Particulièrement dans les services neurologiques, c’est le 1er motif d’hospitalisation. « Le plus souvent, environ 30% des personnes hospitalisées sont des jeunes. Lorsque la paralysie survient, cela constitue un véritable handicap pour la victime », explique le spécialiste de santé.

Lire aussi:  Sevrage du tabac : de jeunes burkinabè donnent l'exemple

La consommation du tabac, de la drogue augmente les risques de maladies cardiovasculaires dont l'AVC chez les jeunes. A cela s'ajoutent d'autres facteurs tels que la mauvaise alimentation et le manque d'activité physique et sportive selon le neurologue. Il note par ailleurs que la majorité des patients victimes d’AVC viennent des sites d'orpaillage.

Pour minimiser les risques ou éviter les AVC, les spécialiste conseillent d’adopter une alimentation équilibrée, d’arrêter de fumer, de boire beaucoup d’eau et surtout, de pratiquer régulièrement une activité sportive.

 

Pour en savoir plus sur nos activités
M'inscrire à la newsletter
Studio Yafa est soutenu par
Ambassade de Suède
Confédération Suisse