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Coronavirus oblige, les affiches rappelant les mesures barrière aux entrées et sorties des différents lieux de réunion et meetings côtoient les posters des candidats.

Elections au Burkina : des jeunes font la course aux affiches

La ville de Ouagadougou est parée d'affiches à l'effigie des candidats aux élections du 22 novembre. Ce décor instantané a été mis en place par de jeunes militants des partis politiques. Au pas de course ces jeunes ont sillonné la ville de Ouagadougou dès l'ouverture officielle de la campagne électorale à minuit ce samedi 31 octobre.


Au top de départ du lancement officiel de la campagne à minuit ce samedi 31 octobre, les partis politiques se sont lancés dans une course effrénée à l'affichage. Tous les supports sont utilisés, il faut faire vite pour occuper les meilleurs emplacements. Abdoul-Aziz et ses camarades n’ont pas perdu une minute.
« C’est chaud à l’heure-là. Ah, puisque c’est déjà ouvert, on a commencé à minuit zéro zéro, qu’on a commencé juste, le démarrage de la campagne électorale. J’ai au moins une centaine d’affiches à coller. Sur ma zone ici menant de l’école nationale de police jusqu’au camp Sangoulé Lamizana, que je dois mettre les affiches. On a de la colle et on utilise aussi, l’agrafeuse sur les arbres », dit-il au pas de course.

Devant le lycée Marien N'Gouabi, deux jeunes garçons arrivent sur une motocyclette, l’un conduisant et l’autre tenant une pile de grandes affiches à l'effigie d'un candidat à la présidentielle. Ils s’arrêtent sous un arbre près des feux tricolores. L’une des affiches sera plaquée contre le tronc d'un arbre et agrafée par Ismaël, un nom d'emprunt.
« D’un côté on ne peut pas dire qu’on nous paie. Parce qu’on ne le fait pas amour. On finit d’afficher ce qu’on peut seulement, avant de dormir, juste dans notre secteur seulement, secteur 1 seulement. On n’a pas compté le nombre. On a juste pris seulement et commencer à afficher. », raconte le jeune homme tout en refusant de dévoiler le montant a lui verser pour ce travalil.

 

                                                                                                                    Entre bénévolat et militantisme

 

Adama Sinaré lui a déjà collé une cinquantaine d'affiches. Nous le rencontrons sous un pont à l’échangeur du Nord. Avec son équipe ils ne comptent pas s'arrêter là: « C’est à zéro heure qu’on a commencé, pour le moment ça ne dépasse pas cinquante affiches comme ça. Comme on a beaucoup d’équipes, il ‘y a des équipes là-bas en train de coller les affiches. Nous sommes au niveau de l’arrondissement trois, au niveau de l’échangeur du Nord. On a commencé ici pour aller vers la sortie d’Ouahigouya, on va commencer ici pour aller là-bas. Il y’a l’UPC et l’Unir/PS, ce sont les deux partis que nous avons croisés, sinon les autres partis on n’a pas vu d’abord »

Les murs, les poteaux électriques, les arbres, tous les supports sont exploités pour atteindre l’objectif : celui de convaincre l’électeur par l’image/ dans le respect du code de bonne conduite. «

On n’a pas droit à l’erreur on n’a pas droit à toucher les affiches d’un autre parti. Et nous nous sommes ne serait-ce que pour afficher les nôtres. Donc nous n’avons pas à toucher à l’affiche d’un autre parti », poursuit Adama.

Ces activités d’affichage se poursuivent dana la capitale burkinabè lui donnant un autre visage.

 

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