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La construction de la cité des forces vives de Banfora est loin d'être achevée maintenant

Banfora : des chantiers en souffrance après la fête du 11 décembre

Des jeunes de Banfora disent regretter le non achèvement des infrastructures qui devraient être réalisées à l’occasion du 11 décembre 2020. Sur les différents chantiers notamment à la cité des forces vives, les ouvriers sont toujours à la tâche, cinq jours après la fête de l’indépendance.

Un chantier à ciel ouvert. Des ouvriers en pleine activité. Sur le site qui devrait abriter la cité des forces vives de la région des Cascades à Banfora, seulement quelques villas ont poussé de terre. A la sortie de la ville, sur la route de Bobo-Dioulasso, Anderson Ouattara, étudiant en génie civil et magasinier donne des instructions aux maçons. Une bonne partie des villas n’ont pas été achevées. Pour lui, le Coronavirus et la crise sécuritaire sont évoquées comme raisons par certains organisateurs pour expliquer le rendez-vous manqué. Le jeune homme pointe, par exemple, du doigt le choix du site pour la construction de la cité des forces vives. « Banfora est une région très arrosée », fait-il savoir. « Vous voyez ce terrain » montre-t-il du doigt un gros trou, « Un immeuble doit sortir de terre dans cet endroit. Mais il est plein d’eau. Et c’est aussi le cas sur l’ensemble du site. Plusieurs travaux ont cessé à cause des fortes pluies enregistrées dans la région cette année».

Mohamed Karama s’inquiète, quant à lui pour la finition des travaux déjà entamés. « Avant le 11 décembre tout le monde s’activait à finir les travaux qui pouvaient l’être. Depuis une semaine les chantiers commencent à se vider, que ce soit la construction des cités que celle des routes et caniveaux. On voit les machines partir une à une, alors que les travaux ne sont pas finis », explique le jeune Mohamed inquiet.

Deux ans. C’est le temps que donne de nombreux jeunes banforalais pour jauger la qualité des travaux du 11 décembre de Banfora, notamment les routes et les caniveaux. Déjà, explique Manolio Kam, la terre rouge se voit au travers des gravillons déversés pour faire office de bitume sur les différentes artères de la ville.
Tout compte fait, ajoute-t-il, sur un ton de déception: « Après les premières pluies, nous allons aller ramasser ces gravillons au marigot pour venir les remettre à leur place. Ils seront tous emportés par les eaux de pluie».

A défaut du report des festivités comme avaient recommandé certains ressortissants de la région, des jeunes de Banfora invitent les responsables en charge des chantiers à un contrôle rigoureux sur la qualité des infrastructures. Ils espèrent surtout que les chantiers en souffrance seront achevés, ce qui selon eux, donnera un un nouveau visage à la ville.

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