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Tabaski 2021 : « les clients font un faux procès aux vendeurs de mouton »

A 24h de la célébration de l’Aid-el-Kebir, de jeunes musulmans attendent une éventuelle baisse du prix des moutons. «  Je pourrai en acheter très tôt même le matin de la Tabaski, après la prière. C’est sûr que je pourrai en avoir un moins cher », se promet Ousmane Sawadogo, vendeur de téléphone. La flambée du prix du mouton inquiète certains clients. Des vendeurs de leurs côtés estiment qu’il s’agit d’un faux procès à leur endroit.

 

Au marché de Saaba, en périphérie de Ouagadougou, Abdoulaye Nikiéma discute le prix d’un mouton. Pour son achat, il a un budget fixé entre 50 000 et 75 000F CFA. « Si je ne trouve pas un mouton compris dans ce budget, j’irai voir dans un autre marché et je prendrai sans doute un petit mouton », se résigne Abdoulaye. Il déplore la flambée du prix des moutons cette année encore à l’occasion de la Tabaski. Abdoulaye fait toutefois le lien entre les crises sécuritaire et sanitaire, avec fermeture des frontières, et la des prix.

Mahamadou Zongo, agent de sécurité a préféré acheter son mouton à Manga dans la région du Centre-Sud. Le bélier lui a coûté 80 000F CFA. «  Si j’avais payé à Ouagadougou, je aurai dépensé plus de 100 000F CFA », explique l’agent de sécurité qui trouve, lui aussi, les moutons trop cher cette année. Pour avoir leurs béliers de Tabaski, Yacouba et Moussa Sana – deux frères- ont dû cotiser. «  Nous devons en acheter pour nos parents et pour nous aussi. Du coup, avec la flambée des prix, il a fallu qu’on trouve cette solution pour faire face aux dépenses », explique Yacouba Sana.

Un gros mouton, un gros prix !

Pas de répit  pour Ibrahim Nébié promoteur de TZ Store, une ferme d’élevage de bétails, et ses collaborateurs. Sur des engins à deux roues et des tricycles, ils chargent des moutons pour des livraisons. «  Nous pouvons faire 3 à 4 livraisons par jour », affirme Ibrahim Nebié.

Quid de la cherté du prix des moutons ? Ibrahim Nébié dédouane les éleveurs et autres vendeurs de bétails. « Les clients font un faux procès aux vendeurs. Il y a des moutons de 30 000, 45 000, 70 000, 350 000 FCFA », détaille le jeune homme qui estime que lorsque l’on veut un gros mouton, il faut naturellement débourser un gros montant. De plus ajoute-t-il « il y a plusieurs types de moutons à savoir la race tchadienne, nigérienne, sahélienne et locale, chacun avec son prix ».

Malgré l’inaccessibilité du marché de Djibo et ceux des régions de l’Est, Ibrahim estime que les prix des moutons sont à la portée de toutes les bourses.

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