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Les travailleurs de la mine de Tarpako veulent être payés

Mine de Taparko : les travailleurs licenciés réclament leurs droits légaux

Les travailleurs de la mine de Taparko crient au secours. Plus de 400 personnes au chômage et aucune mesure d'accompagnement. Ils réclament tout simplement leurs droits de licenciement.

 

Réunis ce matin au rez-de-chaussée du bâtiment administratif de la mine à Ouaga 2000, les désormais ex travailleurs de Somita appellent à la responsabilité de leurs responsables. William Ouédraogo, vêtu d'un gilet de travail et inondé de sueur est très remonté. Après 13 ans de service dans la mine, lui, comme ses autres camarades de lutte demandent tout simplement de la reconnaissance de la part de leur ancien patron.

« On ne peut pas licencier une personne qui a servi pendant toutes ces années sans prévoir des mesures d'accompagnement pour lui permettre de vivre en attendant de trouver un autre travail » lâche-t-il d'un ton ferme.

Après l’annonce de la fermeture de la mine le 9 avril dernier pour des raisons de sécurité, les responsables ont eu deux options. La première, c’est de suspendre les contrats des travailleurs et la seconde, procéder à un licenciement pur et simple des employés concernés.

Les responsables ont porté leur choix sur la seconde option. « La société Nordgold a fait recours à l'inspection du travail qui nous a proposé soit la suspension de contrat et le licenciement des travailleurs. Après analyse, nous avons choisi de suspendre les contrats »  explique Rasmané Sawadogo, directeur pays du développement durable de la société Nordgold. 

Cette décision signifie que les contrats sont suspendus pendant 5 mois pouvant aller au-delà avec une possibilité d'être renouvelés une seule fois. Chose qui ne plaît pas du tout aux travailleurs qui, après plusieurs heures de négociation avec les responsables ne cachent pas leur mécontentement. « 5 mois sans salaire pour des gens qui ont des familles à nourrir et des engagements bancaires, c'est très difficile et nous demandons à nos responsables d’opter pour le licenciement avec arrêt de travail pour tout le monde suivi du versement de nos droits » lance Abdoul Razaki Ouédraogo, planificateur de maintenance et porte-parole des travailleurs.

Toutefois, le directeur pays promet de soumettre la requête des travailleurs à sa hiérarchie afin de trouver une issue favorable à tout le monde.

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