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Le Burkina Faso est confronté depuis quatre ans à des attaques jihadistes récurrentes de plus en plus fréquentes et meurtrières.

Burkina : « Faisons un geste » pour les déplacés internes

Au Burkina Faso, plusieurs organisations de la société civile ont lancé un appel à l'aide en faveur des populations déplacées fuyant les attaques attribuées à des Jihadistes. Ces organisations entendent récolter de l’argent, des vivres, des vêtements et des couchettes. 
 
 Cette initiative vise aussi à attirer l’attention des autorités sur la situation de ces Burkinabè selon les organisateurs. « Les constats montrent des insuffisances dans la prise en charge et dans la coordination des actions humanitaires. L’Etat ne prend pas encore en mesure le drame humain et social ainsi que les risques sécuritaires qui pourraient surgir dans le long terme », déplorent-ils.
 
« Ces personnes vivent dans des conditions difficiles, manque de nourriture, manque de vêtement, accès difficile aux soins. Les enfants, les femmes et les personnes âgées sont les personnes particulièrement vulnérables », indique Lidia Ouédraogo, membre de l’initiative « Faisons un geste ». Le consortium prévoit ainsi la collecte de fonds, de vivres, de vêtements mais aussi tout ce dont les déplacés internes ont besoin.
 
Depuis avril 2015, plus de 250 000 personnes fuient les violences dans le Nord et l’Est du Burkina Faso. Parmi elles, des femmes, des enfants et des personnes âgées ; un nombre d’ailleurs grandissant chaque jour au regard des attaques terroristes persistantes. De façon générale, plus d’1 millions 200 000 Burkinabè ont besoin d’une assistance humanitaire selon des chiffres d’organisations de la société civile.
 
 95 points d’accueil sont repartis sur le territoire burkinabè pour recevoir ces déplacés internes. Courant juin, plus de 2000 personnes fuyant les violences dans la province du Soum sont arrivées dans la capitale Ouagadougou.
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