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©Seidou Samba Toure, Observateur France24
Plusieurs écoles sont fermées dans la province de l'Oudalan

Session de rattrapage du BAC 2019 : La déception des élèves de Markoye

La situation sécuritaire dans la province de l’Oudalan n’a pas permis à certains élèves du lycée départemental de Markoye de composer pendant la première session de l’examen du baccalauréat 2019. Venus pour se rattraper à Ouagadougou lors de la deuxième session, les huit candidats sont repartis sans décrocher ce premier diplôme universitaire.


Installés dans une salle de classe du Lycée technique Aboubacar Sangoulé Lamizana, les huit élèves du lycée départemental de Markoye suivent des films devant un ordinateur prêté par leur enseignant/accompagnateur Issoufou Sana. Ils tuent l’ennui et le stresse de l’attente des résultats du premier tour prévu, lundi 9 septembre. « Compte tenu de la situation que nous avons vécue, nous pouvons dire que les sujets n’ont pas été faciles pour nous. Nous n’avons eu qu’un mois pour préparer les examens », révèle Oumarou l’un des candidats.


Après une année scolaire perturbée du fait de la situation sécuritaire et des grèves au premier trimestre, les élèves affirment n’avoir eu que trois mois de cours. Ils ont dû abandonner les salles de classe dès le mois de janvier faute d’enseignants disponibles.


Pour rattraper les retards cumulés, un cantonnement a été organisé au lycée provinciale de Gorom Gorom. Selon ces élèves, le regroupement dans cette localité loin de leurs familles a été difficile puisque certains n’avaient jamais quitté Markoye. «On a cumulé les cours et on a tenté de les rattraper en un mois. Ce n’était pas facile. Il y a des chapitres qui sont venus pendant l’examen qu’on n’a pas terminés», explique Mahamoudou.


Selon lui, les élèves avaient perdu tout espoir de passer cet examen cette année. «Chacun était rentré chez lui au village. C’est en juillet qu’on nous a annoncé qu’il y aurait un cantonnement à Gorom-Gorom pour des cours de rattrapages. Pourtant chacun avait déposé ses cahiers. En plus des travaux champêtres, on n’avait plus le courage de bosser », regrette Mahamoudou. C’est finalement à 13h qu’ils ont reçu le coup de massue. Aucun admis pour cette session. En juillet, deux élèves de cet établissement ont tout de même passé cet examen avec un seul admis.

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