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Des jeunes saluent la nouvelle mésure interdisant l'importation des boissons frélatées.

Interdiction des liqueurs en sachets: une décision salutaire pour certains jeunes

Le gouvernement burkinabè entre en guerre contre les ligueurs en sachets appelé boissons frelatées. A travers un communiqué du ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat publié le vendredi 6 septembre, celui-ci a décidé d’interdire l’importation et le commerce de ces boissons contenues dans des sachets plastiques.


Du café noir, des cigarettes et de la liqueur achetée à 100 francs CFA le sachet. Cela constitue le petit déjeuner de certains jeunes burkinabè. Pour lutter contre le phénomène, le ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat a décidé d’interdire la commercialisation, la production et la détention de ces boissons sur toute l’étendue du territoire. Cette interdiction concerne les bouteilles contenant « ces mêmes produits de capacité inférieur à 30 centilitres ». Pour des jeunes rencontrés à Ouagadougou, cette décision tombe à pic.


«Ces boissons alcoolisées détruisent notre jeunesse alors qu’elle est supposée être le bâtisseur de la nation », regrette Jacques Moyenga. Il affirme avec insistance n’avoir jamais consommé ces boissons frelatées. « J’ai vu des frères, des parents, des vieux qui ne sont plus productifs pour la société à cause de ça. J’ai vu des gens qui ne font pas leur âge à cause de ces ligueurs », déplore Jacques Moyenga.


Pour Inoussa Kaboré, vendeur de vêtement, un pays ne peut pas se développer si les jeunes sont accrocs à ces boissons. Voilà pourquoi il salue cette interdiction. « C’est parce que ces boissons existent que des jeunes en consomment. S’il n’y en a pas, ils vont arrêter. D’ailleurs, les consommateurs eux-mêmes appellent ça la « morgue » et d’autres le surnomment « Que le monde me laisse en paix » (ndlr expression en mooré traduite en français). Ces appellations veulent tout dire », expliquent Inoussa Kaboré.
Le jeune homme constate que tous ceux qui consomment ces liqueurs frelatées, finissent par se transformer en des loques humaines ambulantes.


Assis devant la pédiatrie Charles de Gaulle de Ouagadougou, Fulbert Yougbaré dit être témoin d’accidents où certaines victimes semblaient avoir consommé ces boissons. « Presque chaque soir, nous voyons ça ici », déplore-t-il. Pour lui, il reste désormais l’application de cette décision.

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