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Certains jeunes sont friands du gapal séchés

Lait local au Burkina : les producteurs à la recherche de débouchés

La situation sécuritaire marquée par le terrorisme impacte la filière du lait local au Burkina Faso. Pour les acteurs, pourtant, ce ne sont pas les potentialités qui manquent.

La transformation du lait local est la principale activité de Aissètou Cissé, membre du groupement Saafo rèma de Djibo. Des fromages, du yaourt, le Déguè ou le gapal séchés ou frais (mélange de couscous de petit mil sucré et de lait caillé), de l’huile, de savon, de la crème etc., sont des produits qu’elle a proposé à l’occasion des 72 heures du lait local organisées par l’Union nationale des mini laiteries et des producteurs du lait du Burkina (UMPL/B) à Ouagadougou. Si elle a pu écouler rapidement cette production à la foire ce n'est pas le cas habituellement à Djino où elle réside.

« Actuellement, tous les produits laitiers que vous voulez, notre groupement en dispose. Mais, nous avons des problèmes d’écoulement de nos productions », explique Aissétou Cissé. Cette difficulté est renforcée par les problèmes de ravitaillement en raison de la crise sécuritaire au Burkina Faso.

Kadidiatou Diallo est de l’association Lambako de Banfora, spécialisée également dans la production de produits laitiers. Le groupement dont elle est membre a installé plusieurs unités de production et de distribution dans de nombreuses localités du Burkina Faso. Malgré cela, l’association Lambako a autant du mal à écouler toutes ses productions que les autres à cause des problèmes liés au transport.

Le président de l’UMPL/B Ibrahim Adama Diallo reconnait que la situation sécuritaire a un impact négatif sur la filière lait avec le déplacement de certaines populations dans les zones de conflits. « Avant cela, nous avions un problème de concurrence déloyale du lait importé sur le lait local. En plus, il y avait des problèmes d’alimentation et d’eau dans nos zones », explique Ibrahim Adama Diallo.

La filière lait local est une source d’emploi pour les jeunes et les femmes, estime Daillo. Toujours selon lui, il y a une faible quantité qui est valorisée par rapport au cheptel du Burkina qui est de 10 millions de têtes.

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