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Au mois de novembre, des individus cagoulés perubent les cours dans les établissements

Perturbation des cours à Ouagadougou: la riposte du lycée Bambata

Des établissements de la ville de Ouagadougou ont pris des mesures pour empêcher la perturbation des cours par des jeunes très souvent cagoulés à moto. Ces faits sont récurrents pendant le mois de décembre. Au lycée municipal Bambata de Ouagadougou, l’administration a collaboré avec les riverains et les élèves pour appréhender les perturbateurs.

A moto et cagoulés, des jeunes sillonnent depuis le début du mois de décembre 2019 des établissements de Ouagadougou pour perturber les cours avec des projectiles et des sifflets. « Nous étions en groupes dans des lycées et on a fait sortir des élèves. Mais la police a pris nos motos », explique Ismaël, qui dit être un élève. L’adolescent habillé en « civile » contrairement à ses amis, en tenue scolaire, fait partie d’un groupe de personnes de perturbateurs de cours. Cela ne se passe pas dans tous les établissements.

Au Lycée municipal Bambata de Ouagadougou, l’administration affirme avoir pris des dispositions depuis le mois de novembre. « Nous avons demandé aux riverains de nous aider puisqu’ils sont à côté de l’établissement et ils sont aussi des parents d’élèves. Les voisins nous ont compris. Ils se sont mobilisés pour assurer la sécurité de l’établissement par solidarité», assure Soumahila Siemdé, proviseur du Lycée municipal Bambata de Ouagadougou.

Collaboration avec les voisins

La collaboration avec les riverains du lycée consiste d’abord à laisser les briseurs de cours d'entrer dans l'établissement. Ensuite, le portail est fermé. Prisonniers, ils sont alors appréhender et remis à la police. « Ce lundi vers 10 h, ils sont venus. Quand on a ouvert, ils ont compris qu’ils auraient des problèmes. Ils sont donc repartis et ne sont plus jamais revenus », explique Siemdé.

« Depuis que cette information circule, les grévistes ne viennent plus ici », révèle Honorine Naré. Les élèves se disent impliqués dans ces mesures prises par le chef d’établissement. Selon eux, seuls les chefs de classe sortent lorsque les briseurs de cours entrent dans l'établissement «le lundi, les chefs de classe sont allés dire à ceux du secondaire de ne pas sortir», ajoute Honorine Naré.

« On a déjà vu des mécaniciens et d’anciens élèves qui sont venus pour vider les classes », s’indigne Kondidamté un autre élève du Lycée Municipal Bambata. Pour eux, cette manière de faire la grève est un manque de responsabilité. C’est pourquoi, à l’occasion de la commémoration des assassinats de l’élève Flavien Nébié (6 décembre) et du journaliste Norbert Zongo (13 décembre) ils ont déposé des préavis de grève. « C’est mieux que ce soit organisé de cette manière. Ils ont fait preuve de maturité et de responsabilité. Pour nous, c’est une grandeur d’esprit », soutient Siemdé. Le ministre de la sécurité a mis en garde ces « grévistes » sur « ces comportements nuisibles » à travers un communiqué publié le 4 décembre 2019.

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