Terrorisme : les réseaux sociaux facilitent le recrutement des jeunes
Les réseaux sociaux les plus célèbres se retrouvent presque tous cités dans les affaires dites de jihadistes

Terrorisme : les réseaux sociaux facilitent le recrutement des jeunes

Le mode de recrutement dans le terrorisme a évolué selon le colonel major Gilles Bationo, chef d’Etat-major de l’armée de terre burkinabè. Pour lui, de plus en plus de jeunes burkinabè sont recrutés via les réseaux sociaux, Facebook et Instagram, par les groupes terroristes. Gilles Bationo, et trois autres panélistes ont échangé lundi 16 décembre avec des jeunes à Ouagadougou, sur la situation sécuritaire au Burkina lors d’une conférence publique.
 
 ‘’Quatre organisations terroristes opèrent au Burkina. Leur mode de recrutement à tout autant évolué. Si de par le passé, elles le faisaient dans les mosquées, de nos jours elles le font sur les médias sociaux, dans les salles de gym, etc. ’’ Le colonel-major Gilles Bationo, chef d’état-major de l’armée de terre a l’air grave lorsqu’il prononce cette phrase devant une assistance inquiète et attentive. Ces recrutements jugés banales sont pourtant les plus réussis, et ce grâce à de un simples selfie et des vidéos sympas. ‘’ Surveillez vos enfants sur les réseaux sociaux’’, lance le colonel-major.
 
La lutte contre le terrorisme s’est imposée au Burkina depuis 2016 selon Mélégué Maurice Traoré, co-animateur du panel. Cet ancien président de l’Assemblée nationale estime que les Burkinabè n’ont pas encore pris conscience de la dégradation de la situation. ‘’ Il y a une insouciance généralisée et cela à tous les niveaux, notamment chez les jeunes’’ dit-il.

Pour le Pr Théophile Balima, il y a lieu de former les jeunes à l’éducation aux médias, qu’ils soient traditionnels ou nouveaux. ‘’ Les médias font gagner la guerre facilement à certains protagonistes’’ dit-il. Le colonel-major Gilles Bationo d’ajouter que les terroristes utilisent fréquemment les réseaux sociaux pour semer la psychose avant de passer à l’acte. ‘’ Nous sommes dans un pays où ce sont les jeunes qui sont les plus connectés. Ils leur envoient des messages d’attaque imminente dans deux ou trois postes. Cela crée la panique et rend difficile la riposte’’ explique-t-il. 
Gilles Bationo d’insister sur l’utilisation des réseaux sociaux, qui «  font souvent l’affaire des terroristes’’.